BD | VIDEO. Mercredi 11 juillet, les Argentins de Simja Dujov ont fait danser Transat en Ville.

Simja Dujov lors d’un live à Buenos Aires  (vidéo officielle)

C’est à l’occasion de Transat en Ville que nous nous sommes retrouvées place de la mairie devant ce groupe argentin.

Composé de trois bonshommes ce soir-là, Simja Dujov se revendique comme étant le « jewish Manu Chao ». On voulait vérifier.

Avec chacun son transat, on voit bien la scène : un grand gaillard au clavier, à la console et parfois à l’accordéon, un petit mec souriant à la batterie, un accordéoniste et un chanteur-guitariste charismatique.

SIMJA DUJOV Rennes 2012

Quand Dali rencontre Rammstein

Selon le programme, nous sommes face à du « klezmer-latino-gipsy ». Le spectacle commence, et on reste perplexe : qu’est-ce qu’on fait tous assis devant une musique aussi dansante et enjouée ?

Installées au milieu des transats, nous n’osons pas trop nous lever pour danser mais frétillons à l’idée de pouvoir remuer sur cette musique à la Shantel, mêlant ska, groove balkanique… et bonne humeur.

Le chanteur pose sa voix grave sur un fond électro. Tandis qu’il ondule son corps devant nous avec une virilité dansante de Latino, je me surprends à penser que sa façon de chanter est parfois similaire à celle du chanteur de Rammstein.

Sa moustache à la Dali, son béret et ses dreadlocks lui donnent d’emblée un air sympathique. C’est enjoué et souriant qu’il s’adresse au public, s’excusant de son français approximatif.

Au départ habillé d’une veste folklorique, d’une chemise tendance et d’un jean près du corps avec des sortes de santiags, l’homme se déshabille au fur et à mesure des chansons.

SIMJA DUJOV Rennes 2012

Les transats sont maintenant entourés de badauds qui se sont approchés et dansent en rythme.

Le chanteur tente désespérément de faire lever les gens des premiers rangs, qui sont comme bloqués. Ce doit être horrible de jouer une telle musique devant cette assemblée qui ressemble à une réunion télé en maison de retraite.

Mais le groupe ne lâche pas. Et, à la dernière chanson, le public se lève timidement sur les lattes de bois de la terrasse. Enfin, nous nous retrouvons à tous sauter en rythme  !