OPEN DATA. Calculer le bilan carbone des Trans Musicales, créer un Facebook des Champs-Libres, ausculter les Archives municipales… autant d’idées qui peuvent voir le jour grâce à la libération des données culturelles.

Un des groupes de travail sur la libération des données culturelles.

Le 18 avril, le collectif Open Data accueillait à la Cantine numérique des groupes de travail comprenant des rennais et des représentants des Archives municipales, de la bibliothèque de Rennes métropole, de la Criée et des Trans Musicales.

Le but ? Faire une liste des données que ces acteurs culturels peuvent mettre à la disposition du public, et trouver des idées d’utilisation.

Exemple connu : le site When should I visit ?, qui prévoit les pics de fréquentation des lieux culturels de Londres, et qui permet donc d’organiser ses visites.

 

Bibliothèque de Rennes métropole

Bonne nouvelle, la bibliothèque de Rennes métropole va bientôt libérer de nombreuses données : son taux de fréquentation, les statistiques des emprunts, des collections…

La bibliothèque prévoit également pour courant 2012 un projet de bibliothèque numérique regroupant des écrits anciens, accessibles et librement réutilisables.

Les rennais ont fait d’autres propositions de données auxquelles ils aimeraient accéder :  les entrées, les sorties, les dégradations et réparations des documents…

Pour quoi faire ?

Selon le site du collectif Open data, « parmi les idées d’applications évoquées, beaucoup tournaient autour de l’animation d’un réseau de lecteurs :  (…) pourquoi pas un réseau social pour échanger autour des livres, donner son avis, suggérer des lectures ? »

 

Archives municipales

170 millions documents, 350 Go de photos… les Archives municipales sont à la tête d’une véritable galaxie culturelle, dont une partie n’est pas numérisée.

En plus des catalogues, des textes ou des cartes postales, les statistiques des Archives pourraient être publiées en open data : fréquentation, documents les plus demandés…

Pour quoi faire ?

Outre la facilitation des recherches, on peut imaginer que le contenu des archives serve à des ateliers artistiques virtuels, comme LibraryHack, concours des bibliothèques australiennes et néozélandaises qui propose entre autres de remixer des images anciennes tombées dans le domaine public.

 

La Criée

La Criée est le centre d’art contemporain de Rennes. Les données qu’elle pourrait libérer vont des informations relatives au lieu lui-même (histoire, horaires, programmation, fréquentation…) aux informations relatives aux œuvres, comme la biographie des artistes.

Pour quoi faire ?

Admirer des œuvres virtuelles, créer un livre d’or augmenté…

 

Trans Musicales

Statistiques, programmation et même litres de bière consommés… les données que peuvent libérer les organisateurs du festival de musique sont nombreuses.

Pour quoi faire ?

Pour Léa Lacroix, du collectif Open data, « hormis les statistiques et la programmation, on peut imaginer diffuser les budgets, les informations de transport, la consommation énergétique ou encore les projets qui se déroulent en marge du festival. »

Le collectif Open Data compte organiser d’autres ateliers sur le thème de la culture. En attendant, vous pouvez proposer vos idées de données et de réutilisations sur le wiki du collectif.

Texte : Julien Joly | Photo CC Florian Strzelecki