En 2007, quatre jeunes lancent une web-série à Rennes : « Mythique », ou les déboires d’une bande de potes inscrits sur un site de rencontres. Le ton est léger, mais la série aborde avec sérieux des thèmes comme l’homosexualité ou la différence d’âge dans une relation amoureuse. Trois questions à son créateur, Durendal.


Mythique – 01 – Pilote par Demon_du_Rire

 

1. Comment vous est venue l’idée de « Mythique » ?

J’étais déjà passionné de cinéma, et de séries TV. Je cherchais depuis longtemps une histoire originale sur laquelle travailler. J’ai fini par m’inspirer de l’univers des sites de rencontres, que je fréquente régulièrement, mais sans forcément m’inspirer de mes histoires personnelles.

A l’époque, les web-séries n’existaient quasiment pas. La plupart n’excédaient pas 6 minutes par épisode. En faisant cette série, j’ai voulu me baser sur le format américain du 25 mn et me lancer un défi personnel d’écriture, de narration et de réalisation. Je voulais créer un mélange de « Sex and the city » et de « Queer as folk »

 

2. Combien de membres dans l’équipe ?

Nous étions 3 acteurs principaux. J’endossais un peu tous les rôles techniques : réalisateur, cadreur, monteur, mixeur et scénariste. Il y avait cependant souvent une 4ème personne pour tenir la caméra à ma place.

A l’époque, nous avions tous la vingtaine. Mes deux collègues étaient étudiants. Moi, j’étais vendeur de jeux vidéo.

Le départ de l’actrice principale, pour ses études, a été un coup d’arrêt. Il devait cependant être temporaire, et la série aurait repris un an plus tard. Mais entre-temps, je suis monté à Paris pour démarrer des études de cinéma…

3. Pour une petite web-série, Mythique surprend par sa réalisation : certains effets font penser à « Bref »…

Le rythme a surtout été inspiré par « Moulin Rouge », ce qui est assez évident dans le générique de la série.

Je n’ai jamais écris une ligne de « Mythique » en me disant « ça, je suis pas sûr de réussir à le filmer ». De fait, nous ne manquions pas de moyens, nous avions juste ceux qu’il fallait. J’ai investi dans une caméra HD, j’ai fait quelques tests, et je me suis lancé ! J’ai eu la chance d’avoir un micro intégré à la caméra qui capturait plutôt bien le son, sans trop d’effets de résonance qui marquent beaucoup les projets amateurs.

La vraie difficulté était les emplois du temps, qui ont grandement freiné le projet et l’ont mené à son abandon.

Propos recueillis par Julien Joly | Illustration : Le Démon du rire

Voir aussi

Les épisodes de « Mythique »