Santé

Existe-t-il des limites pour accompagner une personne handicapée durant le confinement de COVID-19 ?

« En raison de mon handicap, j’ai beaucoup de mal à résister à l’endiguement. Ai-je le droit de sortir plus d’une heure et d’aller plus loin que le kilomètre normal ?

 » Le message sur l’assouplissement des conditions de sortie de certaines personnes handicapées a évolué tout au long du jeudi 2 avril. C’est ce que vous devez vous rappeler d’être en règle.

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Qui peut bénéficier de l’assouplissement des règles de sortie ?

Cet assouplissement cible « toutes les personnes handicapées qui rencontrent une aggravation de leurs troubles en raison de leur confinement », a précisé Claire Compagnon, déléguée interministérielle sur l’autisme et les troubles neurodéveloppementaux lors d’un live Facebook.

Cela concerne donc principalement certaines personnes atteintes de troubles du spectre autisme, de troubles mentaux, de déficiences intellectuelles et de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité. En termes simples, une personne ayant une déficience motrice sans les troubles associés aggravés par le confinement ne rentrent pas dans ce domaine.

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« Nous appelons à la raison et à l’autodiscipline », déclare Faire-face.fr le cabinet de Sophie Cluzel, secrétaire d’État aux personnes handicapées. Les personnes handicapées ne devraient pas toutes sortir de chez elles. »

L’ assouplissement est vraiment réservé à ceux qui ont un besoin impérieux de sortir à cause de leurs problèmes. « Si cette règle de bon sens n’est pas respectée, l’assouplissement pourrait être remis en question. Cela pénaliserait ceux qui ne sont pas en mesure de résister au confinement.

Mise à jour du 20 avril : dans une interview accordée à faire-face.fr, Sophie Cluzel explique que « l’assouplissement s’applique également aux personnes handicapées dont l’état physique de santé les oblige à marcher ».

Quel est cet assouplissement ?

« Les sorties de personnes autistes, seules ou accompagnées, en voiture ou non, ne sont pas limitées à 1 heure. Ni contraintes à 1 km de la maison. Ni leur fréquence ni leur but », déclare le Secrétaire d’État aux Personnes handicapées, dans son communiqué. Ainsi, vous pouvez aller à la forêt la plus proche, à condition qu’elle ne soit pas fermée au public. Voyagez autour de l’appareil en voiture. Ou marcher dans la grande rue du village. Seul ou accompagné d’un être cher.

Cela s’applique-t-il également aux établissements ?

Oui, un employé sera en mesure d’accompagner les résidents ayant un besoin pressant de sortir, a déclaré Sophie Cluzel lors de Facebook live. Un par un.

Existe-t-il un besoin d’un certificat spécial ?

Non, contrairement à ce qu’Emmanuel Macron avait indiqué, il n’y a pas d’attestation spéciale pour les personnes handicapées. Cependant, il est nécessaire de sortir avec le certificat habituel de déplacement dérogatoire ou sa version facile à lire ou à comprendre. L’accompagnateur doit cocher la case relative à l’assistance aux personnes vulnérables. Ce dernier sera cochez la case déplacements courts, dans une limite d’une heure par jour.

Comment puis-je justifier mon handicap ?

Sortez avec :

  • une notification des droits émanant du MDPH,
  • ou une carte d’invalidité,
  • ou la reconnaissance du statut d’un travailleur handicapé,
  • ou une copie du projet personnalisé d’inscription scolaire (PPS) soutien personnalisé (PAP),
  • ou un certificat médical justifiant la nécessité de sortir,
  • ou tout autre document attestant de votre handicap.

Les forces de l’ordre ne risquent pas de me verbaliser ?

Sophie Cluzel et Claire Compagnon assurent que les policiers et les gendarmes ont reçu des instructions. Vous avez été condamné à une amende avant même de vous alléger, parce que vous êtes sorti avec votre enfant autiste ou un être cher ? N’hésitez pas à le contester.

Vous avez 45 jours pour le faire. Par courrier à la Ministère public dont l’adresse est inscrite sur votre avis d’amende. Ou, de préférence, en ligne, sur le site officiel https://www.antai.gouv.fr/. Expliquez les faits. Joignez une preuve d’invalidité et/ou un certificat médical.

Je peux aller partout ?

Vous pouvez aller dans n’importe quel endroit ouvert au public. Ainsi, vous ne serez pas en mesure d’aller faire une promenade sur une plage ou dans une forêt fermée par ordre.

Mais au moins un préfet, celui de Haute-Garonne, a émis une ordonnance autorisant les personnes handicapées et les accompagnant à parcourir des sites naturels fermés au public en raison de l’épidémie. Demandez à votre préfecture.

Faire-face.fr répond aux questions de ses lecteurs :

1 handicap et coronavirus : « Puis-je arrêter de travailler pour aider mon mari handicapé ou le protéger du virus ?

 » 2 handicap et coronavirus : « Puis-je obtenir une aide humaine ou une indemnisation pour prendre soin de mon fils confiné à la maison ?

 » 3 handicap et coronavirus : « Dans quelles conditions mes droits à l’AAH seront-ils étendus ?

 » 4 handicap et coronavirus : « Mes aides de vie ont-elles droit à des masques ?

 » 5 handicap et coronavirus : « Puis-je être privé d’un arrêt de travail pour garder mon enfant handicapé parce que je pouvais télétravailler ?

 » Le Secrétaire d’État aux Personnes handicapées met à jour une liste quotidienne de questions et de réponses sur son site Web.