EN DESSINS. La Troba Kung-fú jouait samedi à Rennes pour le dernier soir du festival.

 

Le groupe catalan La Troba Kung-fú était déjà présent il y a deux ans au Grand Soufflet. Il a eu l’honneur de clore le festival place du parlement, samedi soir, avec sa musique mestizo espagnole (métissage musical à tendance « world music »).

A l’occasion de cette dernière soirée, Etienne Grandjean, le directeur artistique du festival, nous fait part du succès qu’a eue la programmation et de sa déception d’avoir dû refuser du monde : c’est décidé, l’an prochain, le chapiteau devrait s’agrandir !

La Troba Kung-fú prend possession du chapiteau devant un public qui semble déjà en partie conquis.  C’est en effet dans un esprit populaire et familial que le groupe fait danser les spectateurs. L‘ambiance est bonne, j’ai des envie des vacances, de barbecue et de tongs dans le sable.

La musique est carrée, calée et nos artistes savent où ils veulent nous emmener. On s’aperçoit rapidement que le groupe a ses petites habitudes : entre leur jeu de questions-réponses musicales et leurs interactions rituelles avec le public, j’ai vraiment l’impression de voir quatre bons copains qui prennent plaisir à donner leur spectacle, le tout mené avec une maitrise indéniable de leurs instruments.

La majorité du public semble réceptive à l’engouement de ces « chauffeurs de salle ».
Leur musique festive aux tendances ska voire parfois reggae ou dub revisite les traditions espagnoles, cubaines ou sud-américaines. Je pense en les écoutant à des artistes comme Ska P, à la musique afro et par moment leur son me rappelle même les Gipsy King (en version plus contemporaine évidemment!).

J’ai beau avoir mal au dos sur mon petit banc en bois et fondre sous la chaleur ambiante, je trouve le mélange de sonorités plutôt efficace.

Une recette qui marche ! Le groupe revient pour un premier rappel, puis un second, et relance le public de plus belle.

Ca pourrait durer des heures : les musiciens semblent toujours aussi motivés et souriants. Nous voilà debouts avec ma sœur Patate, et les sensations du concert n’ont rien à voir : ce genre de son est fait pour traverser le corps des pieds à la tête.

Une réminiscence m’envahit alors : le souvenir de soirées passées avec les copains, une bière à la main et ma fougue adolescente sous le bras !

Plutôt un concert à vivre et à danser, donc. Mis à part le fait que je n’aime pas trop le ska, j’ai bougé mes pieds et c’est déjà pas mal. L’ensemble du public semble conquis. J’ai envie de dire : « mission accomplie ».

Texte : Eni Patate | Dessins : Djoul Patate | Vidéo : Clip de  La Troba Kung-fú