VIDEO. Piano Chat est un homme-orchestre du XXIe siècle. Grâce à la magie des pédales de boucle, il a tressé ses mélodies au Thabor, à l’occasion des Tombées de la nuit.

C’est face à un drôle d’énergumène que nous nous sommes retrouvées mercredi soir sous le chapiteau du Thabor : grand jeune homme aux allures psychédéliques, Marceau Boré, alias Piano Chat, nous en a fait voir de toutes les couleurs et plus encore, avec un franc-parler timide et décalé.

Former un groupe tout seul est un paradoxe que le chanteur résout vraiment bien. Avec sa pédale sampler, il nous fait voyager entre miaulements divers et variés, rythmes endiablés dignes d’une jeunesse britannique type Foals, en passant par des sons post-rock, le tout embrassant une électro à la fois énergique et sensible.

Il nous a promis une « boum » et on l’a eue.

Si parfois quelques ratés nous titillent les oreilles, sa présence scénique les excuse tous : ce jeune homme fait tout tout seul, doux Jésus ! Ce n’est pas une machine !

Même si j’ai quelques doutes en le voyant s’exciter de manière primaire sur sa caisse, laissant s’échapper une énergie débordante et un halo de sueur en perles de lumière autour de son visage grimaçant : une vraie rock star. Et pour ça, toutes les filles sont d’accord. Alors oui, on miaule devant Piano Chat, au beau milieu d’un public séduit : les jeunes dansent tandis que les plus sages profitent du spectacle en tapant du pied.

Proche de ses spectateurs, le voilà soudain qui se balade parmi nous, la guitare et le cœur à la main.

«Je n’étais jamais sorti de la scène comme ça, juste pour obtenir un rappel », nous dit le chanteur, tout sourire, s’apprêtant à nous offrir une dernière danse, et pas des moindres.

Il prend place au cœur du chapiteau, nous demandant de former une ronde assise autour de lui. Il installe son accordéon, son micro, et nous dit qu’il va nous interpréter une sorte de chanson d’amour…

Il arrive à non seulement occuper l’espace, mais aussi à canaliser l’énergie. Ils nous fait rentrer dans cette ambiance intimiste et nous appelle à faire les chœurs.

Conclusion ?

Texte : Eni Patate | Dessin : Djoul Patate | Vidéos : Les Tombées de la nuit

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