INTERVIEW. La plongeuse rennaise Fanny Bouvet a appris  mercredi sa qualification pour les Jeux olympiques de Londres, du 27 juillet au 12 août prochains.

Fanny Bouvet, plongeuse qualifiée aux Jeux olympiques de Londres 2012

 

A 18 ans, la jeune plongeuse du Cercle Paul-Bert sera l’une des plus jeunes athlètes de ces Jeux olympiques. Sa qualification est un soulagement tant celle-ci semblait compromise par sa blessure aux ligaments croisés du genou survenue en 2008.

Fille d’une entraîneuse de gymnastique acrobatique et d’un professeur d’EPS, Fanny Bouvet désire pour l’heure se concentrer sur son bac S, dont les épreuves commencent lundi.

Fanny Bouvet réagissant à sa qualification : « On se dit que nos efforts ont enfin été récompensés »

En vous regardant plonger, on a l’impression que tout se déroule très vite. Quelle est la condition d’un bon plongeon ?

Le départ. 80% du plongeon se joue au départ. C’est le moment clé du plongeon. Pour la suite, comme on répète nos plongeons plusieurs fois par jour, on sait toujours où on se trouve dans l’espace.

Quel est le principal obstacle que vous voulez surmonter pour ces J.O ?

Le gros obstacle, pour le moment, c’est le bac ! Je ne me projette pas encore dans l’après. Au niveau des épreuves, je dois maintenir une bonne condition physique et travailler les aspects techniques propres au plongeon.

Quel est votre meilleur souvenir de plongeuse ?

J’ai énormément de bons souvenirs… par exemple, quand j ‘ai gagné mon titre de championne d’Europe junior, à 14 ans. Je me souviens aussi de quand je faisais équipe en plongeon synchronisé avec Orianne Deneuville, une de mes meilleures amies, en équipe de France junior. Quand on connaît une personne par cœur et qu’on la côtoie tous les jours, c’est sûr, ça aide.

Avez-vous un modèle parmi les plongeurs ?

Je n’ai pas vraiment un modèle spécifique, mais au niveau du plongeon, tous les plus grands plongeurs sont des exemples, même si je ne ferai pas forcément la même chose qu’eux…

Qu’est-ce que la pratique du plongeon vous a appris ?

Ça m’a permis de voyager et de parler anglais. Sortir de chez moi et voir ce qui se passait ailleurs m’a fait me rendre compte qu’on est bien chez soi… Même si, évidemment, on est là pour la compétition, pas pour visiter. Le Mexique et la Chine sont les pays qui m’ont le plus marquée, tant au niveau du mode de vie que du climat. C’était tellement différent de ce qu’on pouvait en lire dans les livres !

Vous vous voyez comment dans dix ans ?

Je ne me vois pas plonger à 28 ans. Je veux faire kinésithérapeute, mais je resterai un minimum sportive car c’est ce que j’aime à la base.

Propos recueillis par Julien Joly | Photo : Gwenn Chenebaud

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