L’association Dal 35 occupait cet après-midi l’Hôtel de Rennes Métropole, pour protester contre l’expulsion de migrants qui s’est déroulée le matin même.


Surprise pour les amateurs de technologies venus à la rencontre Cap’Com de l’Hôtel de Rennes Métropole. Ils ont vu débarquer, jeudi à 15h, une cinquantaine de migrants et de militants du Dal 35, dont des femmes avec leurs enfants.

Ces derniers étaient venus protester contre l’expulsion des squats de la rue Poirier-Nivet, menée le matin même par la police. Les maisons, promises à la démolition, abritaient 25 personnes dont 9 enfants.

Michel Guérin, du Dal 35, commente :

« La Préfecture a accordé un logement temporaire aux familles, mais rien aux célibataires. »

Les demandeurs d’asile sont en effet sous la responsabilité de la Préfecture.

Maisons virtuelles

Les migrants se sont assis en cercle au milieu du hall. Trois mères se regroupent pour s’occuper de leurs bébés, qui ne pleurent pas malgré l’agitation.

Sur les stands de Cap’Com, les démonstrations se poursuivent comme si de rien n’était. Une société spécialisée dans la réalité augmentée fait surgir des maquettes de maisons virtuelles sur un écran géant.

Les militants tentent d’interpeller des élus de Rennes Métropole, leur demandant de prendre officiellement position sur la politique de la Préfecture. Daniel Delaveau, maire de Rennes, a de son côté envoyé un fax au préfet Michel Cadot pour lui demander de trouver une solution.

Vers 17h30, après négociations, Rennes Métropole accepte de transmettre à la Préfecture une liste de noms de personnes à reloger d’urgence. Sans garanties. D’autant que, souligne une militante, « les logements sociaux sont déjà saturés. »

Texte et photos : Julien Joly

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