Grosse gamelle, voisin indélicat, ou long moment de solitude…  il s’en passe, des choses, pendant une nuit de danse. Et si les mésaventures les plus désagréables (comme le petit orteil cassé) sont heureusement rares, d’autres (vêtement qui lâche…) semblent être arrivées à tout le monde. Sans conséquences… si ce n’est, avec le recul, un bon fou rire.

1. Le larcin

fest-noz-voleur

Problème Ronan Le Gourierec, venu jouer à Pornichet un soir de juillet 2005 :

« Mes instruments ont été volés directement dans ma loge. Les voleurs ont emporté deux bombardes, des modèles uniques, fabriqués spécialement pour moi. »

« C’était au début d’une grosse saison. J’ai été obligé de récupérer une bombarde auprès d’un collègue et d’y ajouter des clés en urgence. »

« Récemment, il est arrivé la même chose à un copain accordéoniste. Il a retrouvé son instrument dans une brocante, dix fois moins cher que son prix réel. Il a été obligé de le racheter. »

Solution « Maintenant, je planque mes instruments dans ma voiture. »

 

2. La fracture

Problème Faux mouvement, dommage collatéral pendant une scottish très enthousiaste… Les pieds et les jambes sont les parties du corps les plus exposées aux fractures.

Et arrive le cercle de startijenn marquant la fin de la 1ère partie!! il a aussi marqué la fin de mon fz, et de la danse pour 4-5 semaines :arrow: pied cassé, et mauvaise fracture par dessus le marché!!! et oui, elle n’y est pas allée de main morte celle qui m’a écrasé le pied droit!!! je suis bloquée tout l’été, sur tous les plans (boulot, fz, sorties, plage,…) :evil:

Forum de Tamm-Kreiz

Solution Sur un gros festival, repérez au préalable le poste de secours. S’il n’y en a pas, en attendant d’aller à l’hôpital, calmez la douleur avec de la glace piquée au bar. « La glace ne doit pas être appliquée directement sur la peau, mais à travers un tissu, pour ne pas subir un froid trop brutal », rappelle Raymond Goury, directeur du centre de formation de la SNSM en Ille-et-Vilaine.


3. Changement de programme

Problème Philippe, danseur chevronné et sosie de Sean Connery :

« J’étais allé voir Startijenn en fest-noz à Nantes, il y a un ou deux ans. Mais, arrivé sur place, j’ai appris qu’ils avaient annulé. J’ai cherché autre chose à faire mais, ne trouvant rien, j’ai rebroussé chemin. »

Solution Prévoir un plan B. Si on vient en train, faire une dernière vérification sur le net avant de prendre ses billets.

 

4. La grosse gamelle

Problème Paimpol, festival du chant de marin 2011. Le mauvais temps a rendu les pavés glissants, ce qui ne décourage pas les danseurs. Audrey, Rennaise (le prénom a été modifié) :

« J’accroche un an dro autour de deux sonneurs… et je me ramasse le cul sur les pavés mouillés pour avoir été trop enthousiaste. A la fin de la danse, ça ne rate pas, j’avais le pied en sang et qui mijotait dans la boue. »

Solution Les grosses chaussures. Double avantage : elles protègent à la fois des chutes et des entorses, en maintenant la cheville.

5. Trahi-e par ses fringues

Problème Pantalon qui tombe, sandale qui lâche, sous-vêtements fugueurs…  Outre les articulations, les vêtements peuvent être mis à rude épreuve pendant les danses.

 Solution Prenez-le avec humour. Avec un peu de chance, personne ne vous a remarqué.

 

6. “J’ai marché dans quoi, là?”

Problème Nombreux sont ceux qui aiment danser pieds nus. Mais pour eux, le parquet peut se transformer en champ de mine à la fin de la soirée : bière renversée, vomi… voire des vis qui traînent ou un verre de lunettes cassé.

Aurélie, Rennaise :

« Une fois, je me suis réceptionnée sur un mégot mal éteint. Ça pique un peu mais, de toute façon, après un plinn pieds nus, tu ne sens plus rien… »

Solution Ne plus danser pieds nus. Ou bien continuer jusqu’à développer, au fil des ans, une magnifique corne anti-chocs et antidérapante.

 

7. Se tromper de danse

Problème Les sonneurs entament une gavotte sans l’annoncer… et des danseurs à l’oreille mal exercée entendent un plinn. Peu à peu, la foule les imite.

C’est ce que les psychologues appellent « la pensée de groupe » : tous les danseurs imitent le meneur, et les « éléments dissidents » se rangent à l’avis du plus grand nombre.

Lu sur le forum de Tamm-Kreiz :

« Je me suis dit « J’ai pas dû faire gaffe, si tout le monde danse un plinn ce doit être un plinn… » Moi, je savais que c’était une gavotte à la base, mais j’ai suivi bêtement. »

Solution Former une chaîne dissidente. ¡Viva la Revolución!

 

8. Perdu-e de vue

Problème Les grandes salles favorisent les rencontres… et, pourquoi pas, le coup de foudre?

Malheureusement, le-la mystérieu-x-se inconnu-e qu’on croise au hasard d’un cercle circassien se retrouve souvent, à la fin de la danse, de l’autre côté de la piste, séparé-e de vous par la foule anonyme.

Appel à l’aide de Cédric, ouvrier rennais, sur un site d’annonces :

« Nous nous sommes vus au fest noz de Rennes le 20 novembre, on ne s’est même pas parlé (…) Nos regards se sont croisés et l’ensorcellement venait de me frapper (…) Je n’ai pas osé l’aborder, quelle connerie! »

Solution Ne soyez pas timide! Sous peine de devoir jouer le reste de la soirée à une version mouvante et tamisée de « Où est Charlie? »

 

9. Le mauvais voisin (la mauvaise voisine)

Problème Prendre la main (ou le petit doigt) de quelqu’un qu’on ne connaît pas, c’est comme ouvrir une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

  •  Les élégant-e-s dont les bagues (ou ongles) vous meurtrissent cruellement les chairs.
  •  Les serial killers de l’auriculaire qui écrasent votre petit doigt.
  • Ceux qui ne sentent pas très bon (c’est la nature, on n’est pas tous égaux après six heures passées à sautiller dans une atmosphère confinée).
  • Les danso-rigides qui gardent les bras bien raides (bonus s’ils ne font pas les bons mouvements).

Solution Philippe : « Si la personne débute et veut apprendre, je lui explique. C’est normal. »

 

10. « Je danse si mal que ça? »

Problème L’inverse du précédent. La personne à votre droite vous lâche brusquement pour rejoindre un autre rond (bonus si elle le fait en soupirant bruyamment).

Ou alors, c’est celle à votre gauche qui s’en va, vous laissant le soin de raccrocher les wagons.

Solution Ne le prenez pas pour vous. Relisez le point 9 et vérifiez que vous ne présentez aucun des symptômes du mauvais voisin (ou de la mauvaise voisine). Jean-Yves, de Crozon : « Pour éviter les bras qui collent, je danse toujours en manches longues. Et j’emporte un haut de rechange. »